Parole de poète : Annabelle Lion
La chemiseHier, je t’ai vu accroché entre deux fenêtres en haut de la ruelle des pentes. Tu flottais dans ta chemise à carreaux, celle qui te donne un air joyeux. Tu semblais très heureux une fois encore, là, accroché sur cette corde à te balancer entre les deux fenêtres ouvertes. Et puis j’ai réalisé qu’il n’y avait que ta chemise et que tu n’étais pas dedans.