Etang de Ruffaud en Corrèze, été 2018

IL FAIT CHAUD
C’EST RUFFAUD QU’IL NOUS FAUT

Alors que l’étang de RUFFAUD était au bénéfice de tous, ce site magnifique est désormais fermé et enlaidi. Il a en effet été bradé par le conseil départemental : vendu 720.000 euros alors que les nombreux investissements réalisés (sur fonds publics) pour l’aménagement de ce parc de 63 hectares dépassaient très largement le million d’euros.

L’acquéreur s’était pourtant engagé auprès de journalistes à préserver la possibilité de baignade (cf. article dans le journal « La Trousse corrèzienne » n° 12, mai juin 2017). Il était aussi question « de créer un épicentre touristique encore plus attractif » (cf. La Montagne du 1er avril 2017).

Aujourd’hui, tout est barré, cadenassé et le tourisme… effondré ! L’accès au site est impossible, sauf aux pêcheurs de carpes moyennant des sommes de 100 à 600 euros par semaine, voire plus… Des promeneurs se voient chassés du lieu sans ménagement. De très nombreuses pancartes intimidantes et menaçantes agrémentent désormais cet endroit, secteur de promenade prisé des familles (cf. photos). Les touristes, souvent étrangers, qui, avant ou après baignade, venaient visiter Gimel, le Bourg, les cascades, les commerces locaux, ainsi dissuadés, se détournent de leur chemin.

Au-delà de la privatisation contestable d’un bien public ( dont une partie des berges font partie de la ZNIEFF et du site protégé en amont de Gimel les cascades et de la vallée de la Montane), il s’agit aussi d’une atteinte caractérisée à la mémoire des lieux. Cet étang figurait déjà sur la carte de Cassini en 1750. Il avait été célébré par Gaston Vuillier, en 1903 notamment. Ce site est inscrit depuis le 8 décembre 1943.

L’association Défense et Respect du Pays de Gimel (DRPG) s’associe à la protestation des habitants, des touristes et des visiteurs de cet endroit magnifique qui se heurtent cet été au verrouillage privé et à l’enlaidissement de ce bien commun, qui appartient à notre mémoire collective.

Nous demandons que les autorités interviennent auprès du nouveau propriétaire des lieux pour qu’il prenne des mesures afin qu’il rende à nouveau possible la baignade dans l’étang et un accès aisé à ce site classé. Il en va aussi de l’attractivité touristique du pays de Gimel.

Jean-Claude BOUYSSOU
Didier PEYRAT

Co-présidents de DRPG