Je suis fatigué.
Je dors peu, quatre ou cinq heures par nuit, je n’arrive pas à définir à peu près depuis quand je dors peu et pourquoi. Ça n’a rien à voir avec une charmante qui flatterait ma virilité, je passe beaucoup de temps seul dans mon lit, éveillé. La nuit dernière, je publiai le billet précédent à 2h55 puis j’allumais la radio pour écouter les informations de 3h et Sous les étoiles exactement ; je me suis endormi pendant l’émission et réveillé à 7h20.
Jusqu’à hier, je percevais bien la fatigue mais je ne m’en souciais pas, mon corps arrivait à suivre, tant que j’avais des érections j’étais content.
Hier midi j’étais invité au restaurant. Je ne m’en suis pas fait une joie, j’y ai mangé un soir avec un Bordelais de passage et j’ai trouvé ce restaurant ordinaire. Autant manger chez moi mais bon, j’étais invité… Je n’ai pas eu l’appétit que j’ai d’habitude, j’ai fini mon assiette parce qu’on m’a éduqué à toujours finir mon assiette… L’après-midi je me suis senti lourd, je ne digérais pas, et un autre poids s’est abattu sur ma tête comme si j’avais abusé du vin…
Pas grave, j’ai pris ça avec « philosophie », j’avais vécu des moments magiques la veille, les jours se suivent et blablabla… on ne peut pas être toujours au sommet… jusqu’à ce que la-femme-que-j’aime-que-beaucoup me téléphone ; j’ai essayé de faire bonne figure tout en lui disant que j’étais en petite forme… Au bout d’un moment, elle m’a fait remarquer que je ne l’avais pas écoutée et elle avait raison : PAF ! Moi qui suis souvent apprécié pour ma qualité d’écoute, c’était un signe que je n’allais vraiment pas bien ! J’ai fini par lui expliquer que je n’étais pas du tout en forme…
Ce matin, j’avais encore mal à la tête mais heureusement il a disparu le temps que je me douche et/ou que je déjeune. Contrairement aux jours précédents, il faisait soleil, j’étais en manches courtes sur mon vélo et le vélo d’habitude me donne la pêche… mais là bof… je me traînais. Vers midi, la vision des seins d’une jeune maman se penchant vers son enfant m’a fait frétiller (je ne suis pas mort !) mais je suis vite retombé…
Je sens qu’il faut que je me repose, que j’essaie de dormir. Que se passe t-il chaque nuit ?
Il y a des nuits, comme la nuit de mardi à mercredi, où je suis encore sous le coup des émotions de la journée et ces émotions fortes me tiennent éveillé ; il existe peut-être des calmants contre l’hypersensibilité, je n’en veux pas, je tiens à ressentir les choses à fond, jusqu’au bout de la nuit s’il le faut !
Toutes les autres nuits quand je me retrouve seul c’est pareil, je me sens fatigué, et même si j’ai un moment sommeil, je trouve toujours quelque chose à faire, comme la nuit dernière l’écriture du billet précédent, pas indispensable (par exemple, quand j’ai découvert le Quatuor Caliente : qu’est-ce qu’on en a à faire ?). Je ne sais pas pourquoi je repousse le sommeil, je n’ai pas de rêves qui me font peur…
Je crois qu’il suffit que je me couche sans rien, que je me laisse aller au sommeil, puisqu’il arrive que j’ai sommeil. C’est ce que je vais essayer dès ce soir. Petit à petit, je vais bien arriver à retrouver un meilleur rythme.
Les somnifères, je n’en ai pas envie. Déjà durant ma longue hospitalisation de 2008, je les refusais, et je suis arrivé à bien dormir.
Concernant les émotions et pensées perturbant mon sommeil, ça tombe bien : ma relation sentimentalo-sexuelle est en suspens au moins jusqu’à mardi, je l’ai prévenue que nous ne nous verrons pas ce soir puis elle part, je vais rester seul chez moi.
Au programme des prochains jours donc : tendre à retrouver de longs sommeils.
Il n’y a pas que mes nuits qui sont en désordre, il y a aussi toute ma vie. J’ai accumulé les choses à faire, toujours repoussées au lendemain ; je me suis pluss préoccupé des autres que de moi ; il y a eu cet événement énorme : une charmante charmée avec qui passer du très bon temps, et j’en ai mis de côté des choses qui m’intéressent, et pire, de l’indispensable, il faut que je me reprenne en mains avant que ça craque ; nos moments d’intimité comptent mais je ne peux pas continuer à n’avoir que ça dans ma vie, il faut que je redescende sur terre, le mot raisonnable m’écorche la bouche mais il faut que je le sois, raisonnable…
Donc : dormir, dormir, dormir, et à partir de lundi ou mardi, encore un mot qui m’est difficile à prononcer : organisation.
jeudi 24 mai 2012, 16h45