Le manifeste des patrons des Côtes d’Armor

Publié dans Audrey et Cristophe

Ça vient de passer sur France Inter dans la rubrique de la chanson on et comme nous avons entendu qu’il y a un clip, nous l’avons aussitôt recherché…

Nous envions les Côtes d’Armor d’avoir des patrons si dynamiques ! Et si drôles !

Ah si les patrons des autres départements pouvaient se mettre aussi à chanter ! On aurait un noël joyeux comme jamais !

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Comment dire merci simplement.

Publié dans blabla, Ma vraie vie

Photo prise dans ma cour le 16 novembre 2013, un samedi, jour de marché, je venais de descendre de bicyclette…

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Dans le panier, le pain entre la sacoche de l’appareil-photo et les gants, au fond le fromage, la viande (je reconnais les emballages), peut-être autre chose, et, qui dépasse derrière, un paquet que je venais d’aller chercher chez dame Poste ; j’avais eu la veille un avis de passage du facteur m’invitant à venir retirer un colis, sur l’avis était marqué « Boîte aux lettres non conforme » ; pluss d’un an et quelques courriers volumineux pluss tard ma boîte est toujours non conforme et le facteur ajoute parfois sur l’avis « Pas de sonnette ». J’apprécie de ne pas avoir de sonnette même si les témoins de Jéotrouvetout sont rares dans ma ville, et j’imagine qu’il pourrait y avoir d’autres inopportuns… Comme toutes les personnes que je connais sont munies d’un téléphone mobile, je dis « Appelle quand tu arrives et je descends t’ouvrir » ; mes parents ont la clé mais ne viennent que quand ils sont invités (je crois…), mon aimée-aimante a la clé, les clés, et est toujours invitée même quand je ne suis pas là, et pas pour faire le ménage, mes voisins ont la clé mais heureusement leurs autres clés ouvrent un autre appartement que le mien, une autre boîte aux lettres, pas pluss conforme que la mienne, leur sonnette fonctionne, toutefois je n’ai jamais eu d’autres visites inattendues qu’un pompier et un éboueur vendant des calendriers, à quelques jours d’intervalle.

Mais je cause je cause, je m’amuse à causer dans mon style qui peut faire sortir Bernard Pivot de sa retraite, lui qui maintenant hors de tout circuit salonard et marchand peut enfin s’intéresser pleinement aux vrais talents, par exemple à celui d’un modeste blogueur… Et j’ai oublié de parler du paquet. Je n’avais pas l’intention d’en dévoiler le contenu, je voulais, bien que n’aimant pas les billets de blogs qui ne s’adressent qu’à des initié(e)s, je voulais en partant de ce paquet remercier l’expéditrice, une blogueuse, pour un autre paquet que je devrais recevoir prochainement, mais j’ai perdu le fil de ma pensée… Puis remercie t-on pour le gain d’un jeu ? Écrit-on au Pari Mutuel Urbain quand on a gagné au tiercé ? Qu’importe, j’avais envie de remercier, et pas le PMU… Comme j’ai perdu le fil de ce remerciement que je voulais particulier, j’écris simplement : MERCI !

 

Les personnes qui veulent apprendre l’art difficile de remercier simplement peuvent ne pas s’inspirer de moi, peut-être même seront-elles ainsi sur la bonne voie.

 

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« La plus belle femme d’Europe »

Publié dans blabla, Culture

Extrait de L’Italie à la paresseuse, par Henri Calet :

Nous allions régulièrement manger dans un vieux restaurant de la rue Belsiana : Le Chien Mort. C’est une dépendance d’un ancien couvent. Les gens y vont pour le vin qui y est de bonne qualité ; ils apportent leurs re­pas dans des paquets. Au mur, il pend une « Vierge à l’Enfant », de style saint sulpicien (il doit y avoir un nom pour cela en italien) ; sous le chromo, une même petite ampoule électrique qu’à l’ermitage du mont Rua. Ce n’est qu’après plusieurs jours que j’ai remarqué, sur un autre mur, la photographie d’une dame jaunie montrant ses jambes, avec cette légende : « Edmonde Guy, la plus belle femme d’Europe ». J’ai applaudi Edmonde Guy au temps de mon adolescence. Cela m’a réjoui et flatté de la retrouver au Chien Mort. Une vingtaine d’années, des guerres, des milliers de mouches ont passé sur elle ; Edmonde Guy demeure la plus belle femme d’Europe.

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À la vie, et au film que j’aimerais voir

Publié dans blabla, Culture

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« À la vie ! », dans le film de Jean-Jacques Zilbermann, c’est ce que se disent trois rescapées d’Auschwitz qui s’étaient liées dans le camp et jamais revues, quand  elles trinquent lors de leurs retrouvailles en 1962.

Le synopsis dit : « 1962. Trois femmes, anciennes déportées d’Auschwitz qui ne s’étaient pas revues depuis la guerre, se retrouvent à Berck-Plage. Dans cette parenthèse de quelques jours, tout est une première fois pour Hélène, Rose et Lili : leur premier vrai repas ensemble, leur première glace, leur premier bain de mer… Une semaine de rires, de chansons mais aussi de disputes et d’histoires d’amour et d’amitié… ». Le synopsis oublie qu’il y a une première partie qui raconte le retour de l’une d’elles à Paris…

Film vu la semaine dernière, pas un grand film, un film moyen qui se laisse regarder, avec un moment de petit ennui où je me suis dit « L’époque est bien reconstituée, on s’y croirait, mais à part ça ? », d’autres moments émouvants… Et à la fin des images d’un autre film, pas de fiction apparemment, qui montrent trois femmes pluss âgées qui chantent sur la plage… « Ah le film serait inspiré d’une histoire vraie »… Je cherche aujourd’hui à me renseigner et je lis :

« À la vie est librement inspiré du vécu de la mère du réalisateur. Il y a quelques années, Jean-Jacques Zilbermann l’avait filmée elle et ses amies alors âgées de soixante-dix ans environ. Cherchant à conserver un témoignage de ces trois femmes, le metteur en scène en fit un documentaire de 52 minutes intitulé Irène et ses sœurs, qui ne fut jamais diffusé. C’est à partir de ces récits qu’il décida pourtant, après mûre réflexion, d’en faire une fiction. Ainsi, les souvenirs de déportation évoqués dans le film sont de véritables faits vécus par les trois rescapées. »

J’aimerais voir ce documentaire. Si À la vie sort en DVD, on trouvera peut-être en bonus Irène et ses sœurs

Pour l’instant on peut aller voir À la vie au cinéma, film léger malgré son sujet, un film qu’on peut voir quand on a le cerveau fatigué, duquel on sort en bien meilleur état que si on s’était avachi devant la télé en appuyant sur le premier bouton venu. C’est mon avis, je le partage avec trois personnes, peut-être d’autres ?

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La tournée, pas le tournage

Publié dans blabla, Ma vraie vie

Un mercredi soir vers 22 heures au bistro. Dans la rue, une équipe de France Télésifion s’installe pour le tournage d’un film, on regarde un peu puis le bistro reprend sa vie normale de bistro…

Entre soudainement un type de France Télésifion : « On bosse nous ! On a des micros très sensibles, vous pouvez pas faire un peu moins de bruit !? ». Le taulier, qui racontera après qu’il n’a pas du tout aimé le « On bosse nous ! », répond « Moi aussi je bosse ! Je tiens un commerce », un client ajoute faussement sérieux « Je paye ma redevance télé, c’est grâce à moi que tu bosses », un autre enchaîne « C’est nous tes patrons ! », puis un autre en rajoute et encore un autre… Le bistro part en délire ! Le n’importe quoi fuse ! Le type de France Télésifion s’en va dépité quand l’un dit « Vu déjà comment vous filmez le rugby, ça va pas être terrible votre film »

Le tournage a commencé une heure après, quand le bistro a fermé.

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