Galimatias

Publié dans 366 Alphabétiques, Jeux

(Jeu des 366 Alphabétiques expliqué là-bas.)

Gall, amant de la Reine, alla, tour magnanime,
Galamment de l’arène à la tour Magne, à Nîmes.

Ces vers holorimes parfois attribués à Victor Hugo seraient du Suisse Marc Monnier. (Et contrairement à ce que j’ai longtemps cru, la tour Magne à Nîmes existe réellement.)

On retrouve Gall en co-héros du roman espagnol Gall y Matias, de Kevin Cervantes, un roman tellement mal foutu qu’il est devenu un symbole pour désigner tout écrit ou discours confus, le titre du roman devenant même un mot commun dans la langue française !


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Photographies non interdites, alors voilà…

Publié dans Photo

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Faribole

Publié dans 366 Alphabétiques, Jeux

(Jeu des 366 Alphabétiques expliqué là-bas.)

Le suffixe bole, que l’on trouve dans les mots symbole, parabole, hyperbole, faribole, danse-de-saint-guibole, désigne à l’origine ce qui est issu de la bible, et par extension de tout texte sacré. « Je ne crois pas en tes fariboles » dit Ponce Pilate à Jésus Christ avant de retourner aux siennes.

La variante orthographique bool est présente en préfixe dans le mot booléen. À l’origine, booléen désignait celui qui est gouverné uniquement par deux valeurs distinctement opposées, le bien / le mal.

 


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Étranger

Publié dans 366 Alphabétiques, Jeux

(Jeu des 366 Alphabétiques expliqué là-bas.)

S’impose à moi, écrit en 1951, de Jacques Prévert :

Étranges étrangers

Kabyles de la Chapelle et des quais de Javel
hommes de pays loin
cobayes des colonies
doux petits musiciens
soleils adolescents de la porte d’Italie
Boumians de la porte de Saint-Ouen
Apatrides d’Aubervilliers
brûleurs des grandes ordures de la ville de Paris
ébouillanteurs des bêtes trouvées mortes sur pied
au beau milieu des rues
Tunisiens de Grenelle
embauchés débauchés
manœuvres désœuvrés
Polaks du Marais du Temple des Rosiers

Cordonniers de Cordoue soutiers de Barcelone
pêcheurs des Baléares ou du cap Finistère
rescapés de Franco
et déportés de France et de Navarre
pour avoir défendu en souvenir de la vôtre
la liberté des autres

Esclaves noirs de Fréjus
tiraillés et parqués
au bord d’une petite mer
où peu vous vous baignez
Esclaves noirs de Fréjus
qui évoquez chaque soir
dans les locaux disciplinaires
avec une vieille boîte à cigares
et quelques bouts de fil de fer
tous les échos de vos villages
tous les oiseaux de vos forêts
et ne venez dans la capitale
que pour fêter au pas cadencé
la prise de la Bastille le quatorze juillet

Enfants du Sénégal
dépatriés expatriés et naturalisés

Enfants indochinois
jongleurs aux innocents couteaux
qui vendiez autrefois aux terrasses des cafés
de jolis dragons d’or faits de papier plié
Enfants trop tôt grandis et si vite en allés
qui dormez aujourd’hui de retour au pays
le visage dans la terre
et des bombes incendiaires labourant vos rizières
On vous a renvoyé
la monnaie de vos papiers dorés
on vous a retourné
vos petits couteaux dans le dos

Étranges étrangers

Vous êtes de la ville
vous êtes de sa vie
même si mal en vivez,
même si vous en mourez.

 


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Comment boire du café en vacances

Publié dans blabla, Ma vraie vie

En vacances en pleine campagne, j’ai envie d’un café, je dis qu’ici pour boire un café il faut prendre l’automobile, pour aller au village où nous nous étions arrêtés la veille. Elle me répond en me montrant la cafetière, qu’elle a pensé à amener un paquet de café, acheté exprès avant de partir. Ah… Je l’avais bien remarquée en arrivant cette cafetière, et peut-être que moi aussi j’avais lu sa présence dans le descriptif de la location… Mais citadin, j’ai l’habitude de sortir pour aller boire un café, j’ai toujours vécu près d’au minimum un bistro ; sauf le cas exceptionnel où l’on a chez soi un excellent café pas-de-supermarché, le café c’est comme la bière, ça se boit au bistro ! Je suis habituellement plutôt gourmet mais je peux aller dans un troquet où je sais que je vais boire un café médiocre, la qualité du breuvage n’est pas de la première importance : je suis conditionné pour me diriger vers un bistro dès que l’envie de café se pointe. Alors ce jour-là, je regrettais un peu de devoir prendre l’automobile et c’est tout…

Le village n’était qu’à 2km800, il faisait beau, finalement nous sommes allés tranquillement pédestrement boire notre café. Au bistro, les autochtones se sont étonnés que nous étions venus à pied, l’un a proposé de nous ramener, il faisait toujours beau, nous avions le temps, nous avons bu un deuxième café, nous avons à nouveau décliné une offre de nous ramener, et nous sommes rentrés tranquillement à pied.

Le lendemain c’était Pâques, nous venions d’entamer le paquet de café ; j’avais fait le café trop fort cependant, passée la première gorgée, cela n’a eu quasiment aucune importance : seuls face à face devant nos mazagrans fumants (et il n’y avait qu’eux qui fumaient), nous devînmes pleinement conscients que nous étions en train de vivre un moment de bonheur… Nous aurions pu nous en rendre compte bien avant mais c’est tombé là.

Le jour suivant, je me devais de préparer un meilleur café, je réussis, toutefois nous connûmes un meilleur moment avec un thé. C’est une autre histoire…

 

Vendredi 17 avril 2015, 18h27

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Démoniaque

Publié dans 366 Alphabétiques, Jeux

(Jeu des 366 Alphabétiques expliqué là-bas.)

Le ressac est incessant, la lune est d’une belle couleur argentée, la jeune femme pétillante a des cheveux d’or, elle est à peine caressée par son fougueux amant que son sexe mouille déjà, l’amour résout tous les problèmes, mais celui qu’elle a pris pour un prince charmant ne peut s’empêcher (voilà le dernier cliché) de pousser un rire démoniaque…

 

Thomas Fersen, Bijou, extrait de l’album Le jour du poisson, 1997

FersenBijou

 

FersenPoisson


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Charme

Publié dans 366 Alphabétiques, Jeux

(Jeu des 366 Alphabétiques expliqué là-bas.)

J’aurais pu me lasser de ta beauté,

je ne me lasse pas de ton charme.


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